Ça chauffe dans le parc national des Glaciers!

Mardi 19-06-2012

Par Fabienne Breton

Pendant que la canicule sévit dans l’Est du pays, ce matin, à quatre kilomètres du sommet du col Rogers (1 330 mètres), il fait environ quatre ou cinq degrés Celsius. Nous sommes à 79 kilomètres de la prochaine aire de service. Distance facile à parcourir en voiture mais à vélo à bras, cela représente presqu’une journée d’efforts selon le niveau de dénivellation.

Michel part à 9 h en sachant deux choses : 1) il doit traverser plusieurs tunnels sans accotement; 2) il a une bonne dénivellation qui l’attend au départ. En réglant son vélo à bras en petites vitesses, il attaque cette montée de plus de 10 kilomètres.

Mais où Michel puise-t-il son énergie? Selon lui, c’est grâce à sa famille, à ses amis, à la Fondation Mira et à tous ceux et celles qui l’appuient depuis qu’il a annoncé son projet ainsi qu’à toutes ces nouvelles personnes qui apprennent à le connaître sur son site Web, sur Facebook et/ou sur Twitter. Il n’est pas question de les décevoir. Ce n’est pas toujours facile d’avoir accès au réseau sans fil entre deux chaînes de montagnes mais ne vous inquiétez pas, Michel lit tous vos mots d’encouragement et il vous en remercie chaleureusement. Votre soutien le stimule et lui donne chaque jour un nouveau souffle.

Et si on parlait un peu des nouvelles rencontres que Michel fait depuis son départ de Vancouver le 9 juin. Aujourd’hui, encore une preuve de la bonté des gens. Au moment où il s’arrête en bordure de l’autoroute pour rejoindre le motorisé, une voiture se gare devant nous. Une jolie dame sort de son véhicule d’un pas assuré. Elle salue Michel et Jean-Léon. Elle leur raconte qu’elle a vu Michel à Summerland il y a quelques jours mais qu’elle n’a pas pu s’arrêter, car l’endroit était trop dangereux. « Acceptez-vous des dons par chèque? », demande-t-elle « Bien sûr! » lui répond Jean-Léon. Elle retourne à son véhicule et quelques minutes plus tard, elle tend un don généreux à Michel. Elle-même cycliste, elle comprend très bien que le périple de Michel sera fait de hauts et de bas. Ce don est donc un geste de solidarité et d’encouragement envers Michel. Elle lui souhaite tout le succès possible dans son projet de grande envergure. Du fond du cœur, merci Louise pour votre grande générosité. Michel se souviendra longtemps de cette rencontre inattendue

L’adage qui dit que tout ce qui monte finit par redescendre, prend tout son sens dans le parc national des Glaciers. Michel prend un plaisir fou à dévaler une pente de plusieurs kilomètres. Michel doit serrer ses freins à deux mains pour contrôler la vitesse. Il peut même sentir l’odeur du caoutchouc chauffé. Dans son for intérieur, il se dit que c’est une belle journée qui s’annonce. Il a pris ses désirs pour des réalités. Et vlan! Un orage éclate et le pauvre Michel le subira pendant 30 minutes. C’est la loi des séries. Michel est à nouveau trempé jusqu’aux os. Mais par contre, cette fois-ci, pour varier les plaisirs, le soleil réapparaît quelques minutes plus tard. Ses rayons auront vite fait de le sécher.

Quelle surprise! À l’entrée de la ville de Golden, Michel voit un loup qui le regarde pédaler d’un air narquois tout en continuant son chemin. Le loup ne s’attarde pas. En moins de deux, il disparait. Michel n’aura même pas le temps de sortir son appareil photo. Nous, dans le motorisé, nous ne verrons ni orage ni loup.

Après avoir avalé 92 kilomètre, Michel s’arrête à 17 h 15 laissant le plus difficile derrière lui : le col Rogers. Sans vouloir faire de jeu de mots, Michel a une faim de loup. Il y a gros à parier aussi qu’il ira se coucher tôt.

Nous trouvons un camping à la sortie de la ville de Golden. On vient tout juste de changer de fuseau horaire. L’homme responsable du camping est originaire de Hamilton en Ontario et vient de déménager avec sa famille dans l’Ouest canadien. « Ah, c’est vous! » Surpris, on lui demande pourquoi; il nous informe que dans la journée, la radio a diffusé un message à propos du Défi Michel Garant – d’un océan à l’autre pour Mira. Ce sont nos amis d’Astral qui parlent du Défi Michel Garant dans tout le pays. Astral, ce n’est pas peu rien. Cette société exploite 84 stations de radio au Canada. Merci Astral!

Nous voici une fois de plus entourés de montagnes. L’une d’elles attire plus particulièrement Michel; là-bas, c’est le centre de ski Kicking Horse où Michel et sa famille ont fait leur dernier voyage de ski en 2003. Que de bons souvenirs!

DEVINETTE : Combien de coups de pédale Michel a-t-il donnés en roulant à 5 km/heure sur une distance de un km en première vitesse?



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