D’un océan à l’autre à bout de bras

Jean-Philippe Thibault,
coll. Ernie Wells
L’Avant-Poste
Vendredi 31 août 2012

AMQUI - À l’agenda, un périple de plus de 7 300 kilomètres en moins de 90 jours dans le but de relever un défi personnel et de recueillir 150 000 $ pour la Fondation Mira.

Michel Garant et son chien Mollo. (Agence QMI )

C’est l’objectif que s’est fixé Michel Garant, blessé médulaire depuis huit ans, et qui a débuté la traversée du Canada le 9 juin dernier à Vancouver. Au terme de son périple, il deviendra le premier athlète paraplégique à traverser le Canada pour une cause sur un vélo à bras et il était de passage à Amqui lundi dernier. Au total, ce sera 83 villes qui auront reçu la visite de M. Garant.

Cet ex-spécialiste en toiture, qui a travaillé à la réfection du clocher principal du Cégep de Rimouski il y a neuf ans, est devenu paraplégique à la suite d’un accident de planche à neige en 2004. Un jour, lorsqu’il descend une pente au Mont-Sainte-Anne à Québec, il touche l’épaule de son ami en passant trop près de lui, perd le contrôle et s’arrête brutalement le dos contre un arbre. Il passe les huit prochains jours entre la vie et la mort.

Orgueilleux et déterminé, cet homme tente depuis de sensibiliser les Canadiens au fait que Mira offre gratuitement des chiens dressés pour assister les personnes atteintes d’un handicap physique tel que la cécité, les carences physiques sévères ou les troubles envahissants du développement, dont l’autisme.

Âme de philosophe

En juin 2011, il avait le tour de la Gaspésie par la seule force de ses bras et vient donc de réaliser un exploit sans précédent en traversant le Canada sur sa bicyclette adaptée de 27 vitesses, avec laquelle il a déjà atteint des vitesses de 75 km/h.

« La plus belle chose que j’ai vue c’est la chaleur humaine. J’ai rencontré des gens extraordinaires et généreux. La communication avec les gens, j’ai trouvé cela génial et j’ai plusieurs anecdotes à mon bord » commente celui qui célébrera en décembre ses 30 ans d’union avec sa femme.

« Il ne faut pas s’asseoir sur son sort. Il y en a des pires que nous cependant. J’ai perdu les trois quarts de ma mobilité, mais il me reste les bras et la parole, j’aurais pu être pire alors on embarque là-dedans et on fonce. Il ne faut pas s’arrêter avec nos petits bobos » philosophe-t-il. M. Garant roule entre 100 et 105 kilomètres par jour pour des séances de six à huit heures de vélo.

Les dons

Michel collabore avec une équipe marketing, mise sur pied par sa belle-sœur et amie Fabienne Breton, à la création de son site Internet. Au moment de mettre sous presse, plus de la moitié de l’objectif de 150 000$ avait été atteint. Toute personne sensible à la cause qui tient tant à cœur à Michel peut faire un don en visitant le site web www.michelgarant.ca.

http://www.hebdosregionaux.ca/est-du-quebec/2012/08/31/dun-ocean-a-lautre-a-bout-de-bras



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