Foire aux questions

Q. Comment cette idée de traverser le Canada a effleuré votre esprit ?

En 2010, alors que je m’entraînais sur la piste cyclable près de chez-moi, j’ai rencontré ma nièce Valérie Bilodeau en compagnie de son conjoint et de ses enfants.  Elle m’a félicité pour mon premier tour de la Gaspésie et m’a  posé cette question en riant : « À quand la traversée du Canada ? ». Sans le savoir, elle venait de semer une graine dans mon esprit.  Et maintenant deux ans plus tard, cette idée qui a eu le temps de germer dans ma tête est sur le point de devenir réalité et de révolutionner mon quotidien.

 

Q. Entre concevoir une idée et la mettre en application, il y a tout un pont. Qu’elle a été votre motivation ?

Toute ma vie, j’ai toujours eu besoin de relever des défis et ça n’a pas changé depuis mon accident.  En 2010, j’ai parcouru 900 kilomètres en 10 jours en faisant le tour de la Gaspésie à partir de la péninsule.  L’année suivante, j’ai voulu mettre la barre un peu plus haute; je suis donc parti de Lévis sur la rive-sud de Québec pour refaire le tour de la Gaspésie, cette fois-ci en passant du côté sud, pour finalement revenir à Lévis.  J’ai complété ce parcours de 1 425 kilomètres en 14 jours.  Malgré quelques embûches, ce défi s’est transformé en une vraie passion pour le vélo.  C’est pourquoi, en 2012, j’ai voulu me fixer un but plus ambitieux, soit parcourir environ 7 300 kilomètres en moins de 90 jours pour traverser le Canada.

 

Q. Pour quelle organisation recueillez-vous des fonds ? Pourquoi ?

Cela fait trois ans de suite que je m’associe à la Fondation Mira pour mes projets. C’est pour elle que j’amasse des fonds afin qu’elle puisse former plus de chiens-guides et de chiens d’assistance, comme Mollo, pour venir en aide aux personnes avec un handicap moteur ou aux enfants présentant un trouble envahissement  du développement (TED).

 

Q. Quel est le nom de votre chien ?

Mon compagnon s’appelle Mollo. C’est un Labernois, un croisement entre un Labrador et un Bouvier Bernois.  Ce sont d’excellents chiens.  Mollo a eu cinq ans le 19 février 2012 et le 12 juin cela fera trois ans que nous sommes ensemble.  Si vous voulez découvrir sa personnalité, allez lire sa biographie en cliquant ici.

 

Q. Comment Mollo est-il entré dans votre vie ?

Un ami proche m’a donné l’idée de communiquer avec Mira pour voir si un chien d’assistance pourrait améliorer mon quotidien.  Même si au début j’étais réticent, car je croyais qu’un chien allait me ralentir, je me suis adapté très facilement.  Nous sommes immédiatement devenus de très bons amis. Aujourd’hui, nous formons une équipe formidable. Je suis heureux d’avoir fait appel à Mira, car ma qualité de vie en est grandement améliorée.

 

Q. Qu’est-ce que Mollo vous apporte dans votre vie de tous les jours ?

Quand j’ai reçu Mollo et que nous avons fait notre apprentissage ensemble, je me suis vite aperçu qu’il m’apporterait bien plus que ce que j’aurai pu imaginer. Non seulement il simplifie mon quotidien en ramassant et en allant chercher des objets pour moi, mais il est aussi un compagnon formidable. Il ne me juge jamais, que je sois de bonne humeur ou non.

 

Q.  Est-ce que Mollo vous accompagnera tout au long de votre périple ?

Et que oui! Nous partagerons cette belle aventure ensemble. Je suis certain qu’il fera sensation.

 

Q. Dans quelles circonstances êtes-vous devenu paraplégique ? Est-ce de naissance ?

Non, je suis paraplégique suite à un accident de planche à neige.  Un ami et moi descendions une pente au Mont-Sainte-Anne à Québec.  J’ai touché son épaule en passant trop près de lui et j’ai perdu le contrôle. J’ai terminé ma course quand mon dos a violemment heurté un arbre.

 

Q. Étiez-vous conscient après l’impact? Comment avez-vous réagi ?

Je m’en souviens comme si c’était hier.  C’était le soir du 26 février 2004. Je vous explique. Quand mon copain skieur est venu à ma rencontre, j’étais encore conscient et couché face contre la neige.  Comme j’étouffais, il a dégagé la neige pour que je puisse  respirer. Je lui ai demandé de retirer ma planche à neige.  Puis, j’ai mis ma main sur mon ventre et je n’ai rien ressenti.  C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’étais condamné à vivre en chaise roulante. J’ai alors dit à mon copain: « je suis paralysé ».  J’ai perdu conscience quelques minutes plus tard.  Sous le choc, ma colonne vertébrale a été sectionnée à la hauteur de la cinquième vertèbre me paralysant de la poitrine jusqu’au bout des orteils.

 

Q. Qu’est-ce que votre accident a changé dans votre vie ?

Cet accident a considérablement changé ma vie familiale et professionnelle, ma conception de la réalité, ce que je fais et la manière dont je le fais, ce que je suis devenu et ce qui est important dans la vie.  Je me suis rapproché de ma famille, elle est devenue ma priorité numéro un.  On ne devrait pas attendre d’avoir un accident pour prendre conscience que la famille est beaucoup plus importante que le travail.  Je suis peut-être paraplégique mais je suis plus heureux que jamais, car je suis entouré d’une famille et d’amis extraordinaires. J’ai découvert le vrai sens du bonheur et je sais maintenant apprécier la vie à sa juste valeur. Je savoure pleinement chaque petit bonheur, ce n’est plus une course contre la montre.

 

Q. Quelle est votre nouvelle philosophie de vie ?

Prendre le temps d’apprécier le moment présent et vivre un jour à la fois.  La vie est belle et elle vaut la peine d’être vécue pleinement.  J’ai l’habitude de dire « qu’il faut  vivre à fond ».

 

Q. Revenons à votre défi de traverser le Canada en vélo à bras : quelles sont les étapes importantes de votre périple ?

Les premiers jours seront à la fois les plus excitants et probablement les plus difficiles aussi, car je serai sur un terrain inconnu.  Après quelques jours, j’aurai adopté une routine physique et psychologique ce qui me facilitera la tâche. Il y a aura une équipe autour de moi et il faudra s’adapter les uns aux autres. Puis, il y aura tous les petits détails logistiques et techniques que nous devrons revoir et réajuster au besoin.  Il faudra également que j’arrive à tous les points de presse en temps voulu.

 

Q. Entrevoyez-vous des obstacles au cours de ce périple ?

Comme je ne connais pas le parcours, il pourrait y avoir certaines étapes plus éprouvantes et une météo capricieuse. Il est peut-être aussi possible que la fatigue me rattrape au cours d’une étape. Et, quand on est à mi-chemin du parcours, on réalise que ce n’est pas le moment de se relâcher.  L’espoir est de la partie. Je suis de nature positive, alors tout ce que je me dis en ce moment c’est : on verra!  Le plus difficile pour moi sera sûrement de m’exprimer en anglais, car je dois vous avouer que j’ai besoin de pratiquer davantage la langue de Shakespeare.

 

Q. Est-ce que Mollo marchera à vos côtés ? 

Mollo a besoin d’exercice tous les jours, mais il ne pourra pas faire autant de kilomètres que moi en vélo.  Je vais trop vite et sa capacité cardio est plus restreinte.  Je pense le faire courir environ 10 kilomètres par jour. Il passera le reste du temps avec mon conducteur et partenaire de voyage, Jean-Léon Laverdière.

 

Q. Quel est votre objectif financier pour la levée de fonds ?

Mon objectif est de recueillir 150 000 $ d’ici la fin d’août 2012. C’est là un objectif ambitieux mais quand on sait qu’il en coûte à Mira 30 000 $ pour dresser un chien-guide ou un chien d’assistance, cela ne représente en tout et pour tout que cinq nouveaux chiens.  On peut toujours surpasser un objectif, n’est-ce pas?

 

Q. Comment croyez-vous atteindre votre objectif financier ?

Cet objectif pourra être atteint ou surpassé grâce à la générosité des Canadiens et des Canadiennes ainsi qu’à l’appui et à la collaboration de partenaires et commanditaires.  Nous acceptons les dons en ligne ou en espèces. De plus, mon équipe marketing ainsi que d’autres amis organiseront des événements bénéfices.

Je suis entouré d’une équipe formidable qui me soutiendra tout au long du projet. Une campagne promotionnelle et médiatique couvrira ma traversée au jour le jour par le biais de 84 stations de radio faisant partie du réseau Astral. Nous rejoindrons des millions de personnes. Je suis confiant d’atteindre mon objectif.

 

Q. Qui vous appuie dans ce projet ?

Mis à part ma famille et mes amis, il y bien entendu la Fondation Mira.  Le président fondateur, Monsieur Éric St-Pierre, a accepté dès le départ de m’épauler en m’accordant tout le temps nécessaire et en me prêtant les services de son adjointe.  Pour l’occasion, Mira s’est associée à d’excellents partenaires tels Astral, Eukanuba et Publicis.  C’est grâce à leur appui et à leur contribution que ce projet a pu voir le jour.

Il y a également mon équipe marketing à Toronto, mise sur pied par ma belle-sœur et amie Fabienne Breton, qui a créé mon super site internet.

 

Q. Pourra-t-on vous suivre au jour le jour sur votre site internet ?

Oui, et j’y tiens beaucoup. Je vous encourage à suivre mes progrès sur mon site internet.  Suivez-moi avec famille et amis et invitez-les à donner généreusement. Tous les dons, les petits comme les grands, sont acceptés et grandement appréciés.

 

Q. Est-ce que vous aurez un blog ?

Absolument!  Venez échanger avec moi sur mon site internet.  J’ai besoin de votre appui et de vos encouragements.  Pour gagner du temps, pourquoi ne pas ajouter ce lien à vos signets ?

 

Q. Est-ce que vous serez sur Facebook et Twitter ?

Oui, j’aurai une page Facebook et un compte Twitter (@GoMichelGo).  J’espère aussi pouvoir publier des vidéos sur You Tube de temps en temps.  Dans ce cas, je vous tiendrai au courant.

 

Q. Comment se dérouleront vos journées ?

Je débuterai tous les jours ma journée par un moment de relaxation, de visualisation, de prières et de gratitude.  Je prendrai un petit déjeuner complet, confirmerai l’itinéraire avec l’équipe mobile et attaquerai ensuite les kilomètres un à la fois.  Je serai présent à tous les points de presse. Le soir venu, je prendrai un bon repas concocté par mon cuisinier personnel, Jean-Léon.  Suite à quoi, il me faudra télécharger les vidéos pour les transmettre à mon équipe de marketing à Toronto, et mettre mon blog à jour.  Une bonne nuit de sommeil sera sûrement bien méritée.

 

Q. Qui vous accompagnera ?

En plus de me mijoter de bons petits plats, mon grand ami Jean-Léon Laverdière sera aux commandes de la maison motorisée et me suivra tout le long du trajet. C’est un homme d’une grande générosité.

 

J’espère que l’amour de ma vie depuis plus de 30 ans, mon épouse Brigitte pourra se libérer et m’accompagner quelques temps.  Je serai donc sous les bons soins de mon infirmière préférée.  Ma belle-sœur Fabienne Breton, directrice de mon équipe Marketing, se joindra à nous pendant les deux premières semaines afin de s’assurer du bon déroulement des communications sur le plan technologique.  Elle jouera sûrement le rôle d’interprète et de professeure d’anglais aussi.  Un membre de l’équipe Mira m’accompagnera également tout au long du trajet.

 

Q. Qui paiera vos dépenses de voyage? Vos dépenses d’équipement ?

La Fondation Mira a travaillé fort pour trouver des partenaires et des commanditaires afin que la majorité des coûts de l’opération soient pris en charge.

 

Q. Quelle sorte d’entraînement physique suivez-vous pour vous préparer à un défi d’une aussi grande envergure ?

Je me suis entraîné rigoureusement tout l’hiver sur un vélo que j’ai installé à la maison. Je n’ai pas calculé exactement le kilométrage parcouru, mais c’est ce qui m’a permis de me préparer physiquement à ce défi de taille. Mentalement, comme je l’ai souligné auparavant, je me consacre tous les jours à la méditation et à la visualisation. J’ai fait et refait mille fois le parcours dans ma tête. Je sais que je verrai de belles choses et que je rencontrerai de bonnes personnes au long du chemin.

 

Q. Quel équipement utiliserez-vous et quels vêtements porterez-vous ?

J’utiliserai un vélo de marque Top End Force G de 27 vitesses.  Quant aux vêtements que je porterai, ce seront les mêmes que ceux que portent les cyclistes professionnels.  Ce sont des vêtements de haute performance, légers qui évacuent la chaleur corporelle et la transpiration pour maintenir le corps au frais et au sec. Ça fait toute la différence.

 

Q. On dit que vous serez le premier paraplégique à faire la traversée transcanadienne en vélo à bras pour une cause, cela ne vous rend-t-il pas nerveux ? 

Je l’ignorais avant que Mira ne le mentionne récemment.  Pour vous dire très franchement, je n’y pense pas.  Ce qui m’importe, c’est de réaliser cet exploit et de m’assurer que mon message est bien reçu par tous les Canadiens. 

 

Q. Comment peut-on faire un don ?

Toute personne sensible à  la cause qui me tient à cœur, peut faire un don en ligne.  Les cartes de crédit Master Card, Visa et Amex sont acceptées. Les dons par chèque doivent être libellés au nom de Fondation Mira Inc. et expédiés au siège social situé au 18  20 rang Nord-Ouest, Ste-Madeleine  (QC)  J0H 1S0 avec la mention « Défi Michel Garant pour Mira ». Pour  tout don de 20 $ et plus et, sur demande, la Fondation Mira émettra un reçu pour fins d’impôt.

 

Q. Est-ce que l’on peut faire un don à partir d’un téléphone intelligent ? 

Oui, si vous avez accès à internet.  Toutefois, cela n’est pas possible par l’entremise du texto (SMS), car, tout comme Mira, nous ne sommes pas encore reliés à cette technologie.

 

Q. Acceptez-vous les dons par l’entremise de PayPal ?

Non, tout comme Mira, nous utilisons Beanstream, une compagnie canadienne, dont le service de paiement est aussi sécuritaire que celui de PayPal.

 

Q. Qui sont les membres de votre famille ?

Mon épouse Brigitte. Nous célébrerons notre 30e anniversaire de mariage en décembre 2012.  Nous avons deux merveilleux enfants dont nous sommes fiers : Pier-David et Priscilla.  J’ai une famille formidable.

Je viens d’une grande famille, je suis le 12e de 15 enfants.  Je ne vous dis pas le plaisir que nous avons ensemble pendant les rencontres familiales. La famille Breton est beaucoup plus petite.  Brigitte est la quatrième d’une famille de six enfants.

 

Q. Comment votre famille vous appuie-t-elle ?

Je suis une personne vraiment choyée, car ma famille m’accompagne dans la réalisation de tous mes rêves, mes amis aussi.  Par exemple, pour ce défi, tout le monde a contribué d’une façon ou d’une autre.  Son appui est très important pour moi.  J’aime énormément ma famille et je lui suis extrêmement reconnaissant de son dévouement à mon égard.

 

Q. Est-ce que vous avez déjà pensé à votre prochain défi ?

J’ai toujours des idées qui me trottent dans la tête, mais pour l’instant je me concentre sur celui-là. Parallèlement à la traversée transcanadienne, je travaille sur un autre défi.  En effet, j’ai déposé une demande pour participer à l’émission Le Banquier en 2012 et j’ai même passé une entrevue avec mes supporteurs. J’attends des nouvelles.  Reposez-moi la question lorsque je serai à mi-chemin. Qui sait? Peut-être qui d’ici là,  d’autres idées me seront venues à l’esprit en cours de route.

 

Q. Est-ce que l’on pourra vous suivre en marchant, en courant ou à vélo?

Absolument, j’encourage toujours la participation.  Et pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour recueillir vous aussi des fonds pour Mira en vous faisant commanditer pour chaque  kilomètre parcouru?  Je vous parie que vous aurez beaucoup de mal à me suivre en marchant,  mais l’important c’est de participer.  En tout cas, soyez prudent.



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