Michel et sa famille

Son histoire et celle de sa famille

Entrepreneur en toitures et rare spécialiste en rénovation de clochers dans la région de Québec, Michel Garant n’a jamais eu peur des défis. Qui se promène sur les toits à longueur de journée n’a pas froid aux yeux!

Bon vivant, Michel adore la planche à neige, un sport qu’il peut pratiquer en famille et avec ses amis.  Un jour, lorsqu’il descend une pente au Mont-Sainte-Anne à Québec, il touche l’épaule de son ami en passant trop près de lui, perd le contrôle et s’arrête brutalement le dos contre un arbre. Son ami, qui vient à son secours, l’entend dire : « je suis paralysé » et Michel perd conscience. Il passe les huit  prochains jours entre la vie et la mort. Malheureusement, quoique les médecins lui sauvent la vie, son propre diagnostique s’avère véridique : Michel est paralysé de la poitrine jusqu’au bout des orteils. Son séjour à l’hôpital sera rempli de défis et comme il le dira si bien : « J’ai été “réparé” comme si j’allais mourir » (sic).

Le rôle de son épouse Brigitte Breton a été déterminant dans les soins qu’elle a procurés à Michel en tant qu’infirmière et le rétablissement de celui-ci par la suite.  Présente pratiquement 24 heures sur 24 à son chevet, elle allait faire tout ce qui était en son pouvoir pour qu’il s’en sorte. Une chose était sûre pour elle, son mari puisait sa force de survivre dans l’attitude stoïque qu’elle affichait. Elle serait toujours là pour lui, et il le savait. Lorsque Michel reprenait conscience, elle expliquait d’une voix rassurante les soins et les actes médicaux qu’il avait reçus et ceux qui devaient être effectués.

Michel était donc au courant de tout et ne ressentait aucune appréhension;  sachant sa femme à ses côtés, tout lui était plus tolérable. La période de convalescence pouvait commencer. Sorti des soins intensifs, il décide de s’imprégner  d’une nouvelle philosophie de vie : la vie est un cadeau et je dois en profiter. « La vie est belle » dit-il. Il ne rentrera définitivement à la maison qu’après une longue et pénible réhabilitation qui durera près de quatre mois.

Entouré de son épouse Brigitte, de son fils Pier-David, de sa fille Priscilla, de sa grande famille (Michel est le 12e d’une famille de 15 enfants), de sa belle-famille et de ses amis, Michel retrouve courage et garde un bon moral.

Durant son séjour à l’hôpital, il promet à ses enfants Pier-David et Priscilla qu’il sera sur les pentes de ski dès la prochaine saison 2004-2005. Dix mois seulement après son accident, Michel redescend la même piste mais cette fois-ci en fauteuil-ski. Avec le temps, Michel est bien décidé à recommencer à faire du sport régulièrement.

Trois ans de convalescence et de physiothérapie, en plus de plusieurs problèmes de santé, Michel se fixe des buts petit à petit et les atteints un à un. Son but ultime : être le plus autonome possible, le plus rapidement possible. Voilà à quoi ressemblera les premières années de sa nouvelle vie. Il a pour son dire qu’on n’accepte pas de devenir handicapé mais qu’on peut apprendre à vivre avec son handicap.

Bien qu’il continue de dévaler les pentes l’hiver, il a maintenant besoin de trouver un sport pour la saison estivale. Après avoir essayé le vélo à bras, il se rend compte que ce sport lui permettra de se fixer des buts et de relever de nouveaux défis. Ça y est, il est accroc!

Sur le plan personnel, Michel dit que son accident a contribué à le rapprocher de sa famille, car avant, il travaillait sans relâche pendant de longues heures à bâtir son entreprise. Il se sentait responsable vis-à-vis de ses employés. Son accident lui a permis de prendre du recul, de redéfinir ses valeurs personnelles et ses priorités. Paraplégique mais plus heureux qu’avant, Michel sait maintenant apprécier la vie à sa juste valeur. Il savoure pleinement chaque petit bonheur qui lui est donné;  ce n’est plus une course contre la montre, comme il dit.

Quelques années plus tard, Michel a la chance de se voir remettre un chien d’assistance spécialement entrainé par la Fondation Mira.  Mollo entre ainsi dans sa vie pour non seulement l’aider au quotidien et en cas d’urgence, mais aussi pour  lui apporter un soutien moral, affectif et thérapeutique.

En décembre 2012, Michel et Brigitte fêteront leurs 30 ans de mariage. Il veut à tout prix réaliser le souhait le plus cher de sa femme : célébrer leur anniversaire sur un bateau de croisière. Il désire également  faire un voyage de ski avec Brigitte et leurs enfants. Pour ça, il a récemment soumis sa candidature à l’émission Le Banquier. Michel a été sélectionné pour une entrevue mais c’est toujours le suspense.  Il a de bonnes chances. Tout le monde est fin prêt : Mollo, Michel et ses précieux supporteurs. Qu’il soit choisi ou non, là n’est pas l’importance. Ce qui compte, c’est sa détermination à trouver coûte que coûte un moyen de réaliser ses rêves et ceux de sa famille.

Michel se sent prêt à affronter de grandes distances pour recueillir des fonds au profit de la Fondation Mira. Michel veut tout faire pour que d’autres personnes handicapées puissent, elles aussi, avoir le privilège d’être accompagnées d’un chien-guide ou d’un chien d’assistance pour améliorer leurs conditions de vie. Il coûte plus de 30 000 $ pour entraîner un chien que Mira offre gratuitement aux personnes handicapées. Mira ne reçoit aucune subvention gouvernementale. Elle subvient à ses besoins grâce à la générosité des gens et à l’organisation de plusieurs événements bénéfices.



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